Un peuple peut il être trahi et vendu par ses pères ?


"Jusqu'à 40 ans j'étais trop jeune et à partir de 45 ans j'étais trop vieux.
entre temps j'étais à l'étranger mais comme les entreprises ne pouvaient pas vérifier de la France c'était une expérience inutile.
Quand je suis rentré en France, ils m'ont dit de retourner dans mon pays.
J'avais des diplômes reconnus mais c'était pas ce diplôme là qu'il fallait, pas cette école là, pas cette filière là, pas ce réseau là, pas la bonne époque, pas la bonne ville, pas la bonne planète.

J'ai bien essayé de changer d'orientation mais c'était jamais la bonne, soit trop diplômé, soit pas assez.
Et comme j'ai accepté des emplois alimentaires précaires, mon "expérience était dorénavant la précarité."
Mais comme j'étais devenu précaire, je n'étais plus employable et ne pouvais plus réclamer mes droits, même quand j'en avais.

Comme j'ai accepté tous les types de contrats, j'étais un instable...
Quand j'ai refusé d'obéir à des ordres dangereux, je ne savais pas m'adapter.
Je voulais trop changer les choses ou pas assez.
j'étais trop cher, même gratuitement.
j'étais trop honnête pour être honnête.
j'étais trop ceci ou pas assez de cela.
On m'a imposé un jeu avec des règles falsifiées.

j'étais trop pessimiste ou alarmiste quand je prétendais qu'il fallait diminuer les emballages ou revoir nos façons de se déplacer, que plus on attendrait et plus il faudrait revenir à la base, de réintroduire des moyens de production collectif...
La planète brule mais c'est moi qui ne me remets pas assez en question parait il.
La solidarité et la liberté de penser sont emprisonnées et assassinées, mais c'est moi qui exagère en évoquant la dictature du nazisme financier.
Ils singent la justice pour s'assurer l'inéquité.
Ils voudraient que je défende une Europe qui ne protège que ses propres technocrates aux idéaux élitistes.

A chaque fois mes interlocuteurs étaient de nationalité française et étaient tous blancs.
Ils étaient en poste dans les entreprises privées et l'administration ; ils le sont aujourd'hui dans les pouvoirs publics, pour masquer leurs crimes.
Pendant trente ans les politiques et gouvernements ont laissé faire ou ont participé.
Pendant 30 ans c'est des hommes et des femmes au gouvernement qui ont préféré s'enrichir individuellement en obéissant à la doctrine du nazisme financier, qui ont sacrifié des vies en pillant le pays.

Ils ont trompé tout un peuple et l'ont vendu pour se prendre pour des princes financiers. Mais n'oubliez jamais que leurs malversations n'ont pu se réaliser qu'à la condition de la trahison d'une part de l'exécutif, qu'avec l'aide des entrepreneurs mafieux qui s'accaparent les ressources d'autrui. Ce pillage n'a pu se réaliser et s'organiser qu'avec le consentement et la participation de notables locaux prétendant être vos représentants et leurs serviteurs. Bien que la responsabilité appartient à cette soi-disante élite de la nation, encore une fois, seule la population en paye les conséquences.

Nous avons gagné la bataille contre Hitler en 1945 ; mais nous sommes entrain de perdre la guerre contre le nazisme financier.  Par contre cette fois-ci, vous n'arriverez pas à me faire croire que c'est de la faute des juifs, des migrants ou des pauvres..."

sinon, je dessine aussi...