Les homosexuels et les transgenres sont ils des abominations ?

le pêché révélé des homosexuels et de transgenres

Aux origines des peuples

Autour du bassin méditerranéen, bien avant notre ere, alors que règne la déesse mère Ishtar, les anciennes populations ont créé le premier statut juridique d'Homme en se basant sur l'observation de différences, c'est à dire "la compétence à pénétrer". Les statuts juridiques de la Femme se sont fondés quant à eux sur "sa compétence à enfanter". Mais il reste les personnes qui ne satisfont pas les "compétences" de ces deux statuts, soit par déficience soit par inclination. Tels que décrit par le juriste Ulpian, le statut d'Eunuque va permettre de reconnaitre les différences de ces personnes trans-genres et leur donner des droits juridiques tels que le mariage, l'adoption, la propriété et l'héritage. "Les Eunuques Naturels", les Femmes et les Hommes ont coexisté pendant au moins quinze cents ans avant notre ère, autant dans le monde arabe que celui de l'occident.

un mythe populaire

De 900 avant notre ère aux environs de 600 av. J.-C, on trouve des traces historiques de castrations de masse. Ces mutilations de masses furent pratiquées pendant des guerres ou conquêtes afin de s'emparer des ressources des perdants qui étaient vendus comme esclave. La castration permettait de faire disparaitre les clans adverses et d’empêcher la venue d'une génération réclamant ses droits ou la vengeance. Elle permettait sans doute aussi d'obtenir plus facilement l'adhésion des femmes à la tribu victorieuse. L'étude des peuples premiers du bassin méditerranéen montrent qu'il existait aussi des castrations individuelles désirées, pour accéder à un statut social plus enviable comme servante, domestique ou prêtre par exemple. Mais la castration a aussi perduré jusqu'au XIII siècle comme châtiment juridique. Ces pratiques de castration ont rendu peu à peu la classification juridique des "eunuques naturels" obsolète, pour ne tenir compte au final que des "eunuques artificiels", origine du mythe populaire.


L'homosexualité Véritable

Il existait bien une loi basique qui visait à interdire "l'acte sexuel entre deux hommes actifs" si l'un d'entre eux "avait du désir pour les femmes". Par contre elle n'interdisait ni l'existence des eunuques, ni les rapports sexuels avec des eunuques. Deux "homosexuels", femmes ou hommes, n'étaient pas concernés par la loi puisqu'ils n'avaient pas d'attirance pour le sexe opposé. De la même façon un homme actif et un eunuque n'étaient pas plus concernés par cette loi puisque l'eunuque ne répond pas au statut d'Homme. Et enfin, une femme et un eunuque ne sont toujours pas concerné par cette loi puisque aucun des deux n'a le statut d'Homme. On comprend qu'en réalité cette loi permettait très certainement de ne pas souscrire à un mariage forcé entre un hétérosexuel et un homosexuel. On peut se douter aussi que cette loi avait pour but préserver les adolescents masculins de rapports sexuels non consentis avec des hommes hétérosexuels actifs, mais aussi de préserver les vaincus de viols de guerre, tout comme la loi sur la mutilation des corps, d'abord au maghreb puis en occident, avait vocation à interdire une castration imposée.

Des causes politiques

au IV siecle après JC, Certains "homosexuels" et "transgenres" occupaient des postes importants de conseillers politiques, militaires et économiques dans les cours impériales ottomane, romaine et byzantine (le Chambellan Eusébius), mais aussi dans le Maghreb et le Proche Orient. Ils avaient des postes enviables auprès de la noblesse et ont leur reconnaissait des aptitudes sociales et religieuses dans leurs peuples respectifs. Ils pouvaient se marier, adopter, posséder des biens et hériter selon le code Justinien. Les différents courants religieux souhaitaient s'emparer de ces postes pour accroitre leur pouvoir et leur emprise sur les populations. En contestant la filiation divine de Jésus (arianisme), les "transgenres" et "les homosexuels", c'est à dire les eunuques, sont devenus de trop puissants opposants aux religions abrahamiques et aux dogmes chrétiens plus particulièrement.

Le pivot historique

En 313, l'empereur Constantin 1er légalise le christianisme dans l'empire romain et entame une purge des autres croyances. Le 14 mai 390 à Rome, un décret impérial a été affiché à la salle Minerve, lieu de rassemblement d'artistes. Il criminalisait pour la toute première fois les pratiques sexuelles de ceux que nous appelons "homosexuels". La peine prescrite était la mort par brûlure. Cette loi a été promulguée par Theodosius 1er, un empereur soumis à une longue pénitence fixée par saint Ambroise, évêque de Milan. Ce dernier la lui suggéra très certainement dans le contexte d'une persécution des hérésies interdisant toute contradiction des dogmes Chrétiens. Contrairement aux croyances populaires, le monde occidental et le monde arabe s'influencent déjà mutuellement de par leurs contacts commerciaux qui véhiculent marchandises et idéologies, dans un sens comme dans l'autre. Et c'est le long des routes commerciales que va s'enraciner l'homophobie et la transphobie, pour se répandre ensuite dans le monde.

La création du crime

A partir de cette époque, les dirigeants religieux vont utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour commanditer auprès des penseurs, philosophes et artistes des oeuvres dénigrant et diabolisant les homosexuels et les transgenres auprès des populations. Ils influenceront le droit impérial romain pour recatégoriser juridiquement les Eunuques en Hommes ou en Femmes. Les conditions "homme actif" et "si il ressent aussi de l'attrait pour le genre féminin" disparaissent de la loi afin de les poursuivre en justice pour le crime d'abomination sexuelle. Leur statut dissous, les religions font d'eux des créatures de Dieu corrompues par le Diable ; elles instrumentalisent la loi pour poursuivre ses opposants identifiés. Un an avant le décret "anti-eunuques", l'empereur sous la pression ecclésiastique supprime le droit des eunuques de faire des testaments ou d'en tirer parti. Avec cette ordonnance, c'est leurs droits de filiation et leurs postérités qui disparaissent.

castration pour homosexualité ou bestialité

L'interdit sociétal

Le code Wisigoth au VII siècle viendra renforcer la loi en imposant une castration systématique des homosexuels mâles qui perdurera jusqu'au XIII siecle, alimentant ainsi le marché des esclaves. Au IXe siècle, la catégorie des "eunuques naturels" est complètement retirée du droit romain, dans le monde chrétien par l'empereur byzantin Leon VI d'une part, et d'autre part presque simultanément dans le monde musulman par les religieux des écoles de droit de Hanbali et de Shafi'i. Pourtant le Coran n'interdisait pas plus que la chrétienté d'utiliser comme partenaires sexuels passifs les eunuques naturels ou castrés, qui de par leur nature manquaient de désir pour les femmes et ne répondaient pas aux critères d'appartenance au statut d'Homme ou de Femme. Les différents courants religieux demanderont aux érudits acquis à leurs causes de faire de ces personnes des démons sexuels tentateurs, pour qu'ils soient bannis des sociétés humaines.

Un génocide mondial

Les recherches de mark Brustman démontrent la non binarité des genres. Elles mettent en évidence le statut juridique d'eunuques, qui ne concernait pas seulement les droits des esclaves castrés, mais intégrait toutes les transidentités dont les homosexuels, en Occident, Proche-Orient et Maghreb depuis au moins 5000 ans. L'histoire juridique montre comment l'homophobie et la transphobie ont été construite sur des amalgames entre identité et sexualité pour servir les intérêts économiques des représentants religieux et politiques selon certaines époques. En ça, l'histoire maghrébine et occidentale ne déroge pas de celle vécue par d'autres populations autochtones, qui vivaient en harmonie avec les transgenres jusqu'à l'arrivée des religieux monothéistes. 

diabolisation de ishtar deesse de la dualité et des genres

Le rejet maladif que suscite l'homosexualité ou les transgenres chez certains individus (dont des religieux) témoigne de la confusion de l'identité masculine et féminine avec l'organe génital mâle et femelle auquel "la création divine" ne peut être réduite selon la Génèse. Par sa violence, elle espère détruire la tentation, l'objet d'une pulsion sexuelle qui entrainerait leur chute vers l'enfer. L'homophobie et la transphobie sont illustration sociale de l'horreur psychologique que suscite viol masculin. La féminisation par l'insulte rend caduque la capacité à pénétrer, le statut d'Homme. Cette aversion renvoie à la peur d'être vaincu et de perdre les droits que leurs confèrent leurs organes génitaux. En refusant d'appliquer les mêmes droits aux personnes homosexuelles et aux personnes transgenres, nous ne faisons que justifier cette terreur ancestrale et archaïque. Ce que nous voulons faire perdurer, c'est le droit de s'accaparer leurs ressources et leurs biens par une excision sociale et économique, en le justifiant par du droit religieux obsolète.

Mais quel que soit le dieu auquel vous croyez, il n'a rien à voir là dedans. Il s'agit en réalité de pouvoir et de jalousie humaine, instrumentalisant la Foi pour servir ses desseins. Ces lois ont été écrites par des humains religieux certes, mais uniquement des êtres humains. Depuis 1500 ans des millions de personnes prennent le droit de les terroriser, de les insulter, de les violenter et de les assassiner. Nous dévalorisons et maltraitons les personnes transgenres uniquement pour nous donner plus de valeurs, pour s'accaparer les rôles d'élus de Dieu. Aucun texte sacré ne donne le pouvoir aux humains de s'en prendre physiquement ou oralement à une personne transgenre ou/et homosexuelle. mais n'est ce pas là le véritable péché du peuple de Lot: refuser d'accueillir et de traiter correctement l'étranger, la différence? On comprend mieux pourquoi il est écrit dans les textes que les prostituées, homosexuels et les transgenres accéderont avant les autres au paradis.

texte issu des travaux de recherches de Mark Brustman dans "Nés Eunuques" et LLan Peled dans "Masculinités et troisieme genre"
https://people.well.com/user/aquarius/

Notes

[1] Aux origines des religions, la déesse de l'amour et de la guerre est célébrée partout comme la divinité des dualités : Ishtar (Eshtar, Esther, Issar, etc) dans l'empire sumérien, Inanna dans l'empire mésopotamien, Isis dans l'empire d'Égypte, Cybèle en Phrygie, Artémis à Éphèse, Europa dans l'empire grec. Parfois représentée avec une barbe, des seins et des armes, parfois accompagnée d'un bouc ou d'un taureau, on lui confère le pouvoir de donner le genre masculin et féminin ou de l'inverser. Les prêtes qui lui vouaient un culte avaient la réputation de se mutiler les organes génitaux, voir de les retirer, ce qui occasionnaient d'innombrables décès. Les religions monothéistes utiliseront tous leurs pouvoirs pour la diaboliser dans la culture populaire en la désignant prince des démons, origine de la confusion duelle là où les religions abrahamiques entendent séparer les principes en catégorie distincte opposable. Les transidentités vont être assimilées à cette iconographie de par la nature duelle de leur genre. En effet, Saint Augustin imposera l'idéologie selon laquelle l'image extérieure est le reflet de la réalité intérieure faisant de l'organe génital la représentation du genre de l'identité, et créant par là même la confusion entre sexualité et identité de genre. On est en droit de se demander aussi si "l'infériorité" féminine et la volonté de soumettre les femmes ne prendraient pas ses sources dans le mythe de cette divinité. en savoir plus : Pourquoi les transgenres sont diaboliques ?

[2] Le terme sodomite ou homosexuel datant du XIX siècle, ils n'ont pu en réalité être utilisé dans les textes sacrés et religieux. Ces propos ont été utilisés par les traducteurs modernes sous influence morale et religieuse, sans tenir compte du sens historique, pour faire référence au terme "eunuque", caste juridique qui faisaient des homosexuels une transidentité qu'ils soient castrés ou non. Le terme sodomite date en réalité du XIII siècle et désigne les personnes s'adonnant à la luxure, la sexualité pour le plaisir, péché qui venait s'opposer à la prostitution religieuse.
. Les religions chrétiennes se sont construites jusqu'au III siecle sur l'idée d'un être humain androgyne créé par Dieu qui était homme et femme à la fois. La bible évoque la présence des transgenres mais n'impose aucune action : "Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne." [La Bible, Mathieu 19;12]
. Le Lévétique 18.22 condamne le rapport entre deux hommes de par leur statut, non le rapport entre eunuques homosexuels ou eunuques transgenres pas plus que rapport d'un homme ou d'une femme avec un eunuque, sinon le mot eunuque serait employé à la place d'homme. "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C 'est une abomination." L'interdit relève ici de la volonté de féminiser un homme en en faisant l'objet passif de sa sexualité. ce qui est condamné est le viol d'un homme comme l'est le viol d'une femme.

[3] La personne FTM est peu représentée dans ce texte car la transphobie et l'homophobie se sont organisées sur l'amalgame juridique autour de l'identité masculine et sa sexualité. On trouve aussi chez les femmes le statut de Mulier Fortis ou Mater Fortis qui s'obtenait par le courage et la force de certaines femmes en participant a des activités dites masculines comme des batailles. L'histoire offre plusieurs exemples de personnes nées de sexe féminin (Thècle, Matrona/Babylas, Marguerite/Pélage, Eugenia/Eugenios, Euphrosyne d’Alexandrie/ Smaragdus, Theodora/Theodoros, Hildegonde/Joseph) qui ont obtenu le statut d'Homme sans qu'on puisse réellement définir si porter l'habit masculin relevait d'une nécessité identitaire ou était le moyen d'accéder aux connaissances réservés aux hommes. Mais cela permet de supposer que les luttes transgenres et féministes ont les mêmes causes, puisque lesbiennes et personne MTF sont rendues quasiment invisibles dans l'Histoire. L’interdit du Deutéronome, texte de l’ancien testament qui interdisait formellement l’inversion des habits sexués s'appliquait en réalité aux personnes qui se travestissaient pour accéder aux lieux réservés aux hommes ou au femmes avec des intentions sexuelles. Plus particulierement, il prend sa source dans le cadre du sacerdoce à une époque où les femmes en étaient exclues et pour les empecher d'y acceder en revêtant l'habit masculin. Pourtant Jésus dit : « Voici, moi je vais la guider afin de la faire mâle, en sorte qu’elle devienne, elle aussi, un esprit vivant semblable à vous les mâles, car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux » [Evangile selon Thomas, NH II, 2]

[4] On ne peut que s'interroger quand Le pape François appelle à "ne pas entraver la créativité de Dieu" mais qu'il décide de son propre chef d'en exclure les transgenres. Il affirme d'ailleurs sur la question transgenre que « L'homme veut créer lui-même, et décider toujours et exclusivement pour son propre sujet et pour ce qui le concerne. », démontrant de sa part sa propre volonté à imposer aux autres ce qu'ils sont, une certaine confusion entre choix et nécessité mais aussi entre identité et sexualité, niant les découvertes scientifiques physiologiques qui contredisent l'arbitraire visibilité. Cette idéologie oecuménique trouve son origine au IV siecle, dans l'obligation pour les chrétiens de souffrir dans leur chair et leur âme de la frustration. Elle servira d'ailleurs à renvoyer les prêtres transgenres au motif que leur abstinence serait naturel et ne nécessiterait aucun effort à contenir. Grégoire de Nazianzos conseille aux eunuques naturels de ne pas être fiers de leur abstinence, car une vertu naturelle n'est pas digne d'éloges comme celle qui est acquise par un effort de volonté (Oration 37.16-17)

[5] Dans les textes hébraïques, on retrouve le mot malakos ou sârîs (סריס) pour désigner les transgenres et homosexuels. Mais les linguistes théologiens prétendent aujourd'hui que le terme malakos peut signifier "précieux" ou désigne "celui qui porte l'habit précieux", ce qui ne concerne pas spécifiquement les transgenres et homosexuels. Pourtant la mystique hébraïque fait référence à un corps de femme habité par un homme et un corps d'homme habité par une femme. Le Mishna (Zavim, 2, 1) dit que Tumtum et Androgynos sont à la fois des hommes et des femmes, ce qui signifie que lorsque la loi est plus stricte envers les hommes qu'envers les femmes, ils sont traités comme des hommes, mais quand la loi est plus stricte à l'égard des femmes, ils sont traités comme des femmes.Dans Ésaïe 56, Dieu promet aux eunuques qui font le Sabbat et qui maintiennent leur engagement qu'Il construira un monument dans les cieux pour eux, particulièrement bon.

[6] Le Coran ne mentionne que le viol sexuel perpétré par des hommes hétérosexuels contre d'autres hommes hétérosexuels qui y est "injuste". Le prophete d'ailleurs interdira à ses combattants d'utiliser les vaincus comme des eunuques. Mais les eunuques (transgenres et homosexuels) y sont répertoriés comme les personnes qui sont "aqim" ou «inefficaces» : Coran 42: 49-50.Français: "C'est à Allah qu'appartient le royaume des cieux et de la terre. Il crée ce qu'il veut. Il prépare pour qui il veut des femmes et il prépare pour qui il veut des hommes. Ou il épouse ensemble les hommes et les femmes et rend ceux qu'il veut être inefficaces. En effet, il est celui qui sait, celui qui est puissant." Bien que ce verset est considéré comme évoquant la descendance, les enfants arrivant très rarement à plusieurs, on peut raisonnablement croire qu'il évoque la variété de genres que seul Allah crée à sa guise au delà du désir humain, de la volonté humaine. Rien ne permet ici d'imposer que les mariages sont les hommes avec les femmes et là encore il peut faire état de la diversité possible des couples et des familles. Le fait qu'il affirme que la création dépend de lui seul, enjoint les musulmans a ne pas juger ses créations.
. Le coran condamne la convoitise et la tromperie, c'est à dire se faire passer pour quelqu'un d'autre avec un désir dissimulé. Plus explicitement, le Coran fait référence à celui qui se fait passer pour une femme ou un eunuque afin d'approcher avec convoitise la ou les femmes car il trompe les femmes de ses intentions, mais aussi leurs maris, ce qui ne concerne pas particulierement les personnes transgenres ou homosexuelles.
. Le prophete peut même recommander à une personne d'assumer ce qu'il est réellement plutot que de tromper son entourage. Abu Huraira avouant son tourment de n'etre point attirer par les femmes reçoit la réponse suivante du prophète : "O Abu Huraira, la plume est bien sèche pour ce que vous vivez. Alors, soyez un eunuque pour cette raison ou laissez-le tranquille."
[Bukhari, Authentic Traditions, Livre LXII (Mariage), Chapitre 08, Chapitre 114 - Bukhari , Authentic Traditions, Livre LXXII (Robe), Chapitre 61, Chapitre 62]
. Le terme le plus courant pour désigner les transgenres MTF dans le Coran est Khanith ou mukhannath مُخَنَّ ث qui se traduit par efféminée, à prendre dans le sens de qui n'est pas dans la nature de l'Homme. "Le mukhannath est un de ceux qui n'ont aucun intérêt pour les femmes qui ont été autorisés à ressembler aux femmes." [Matan Al Muqni, al Sharh al Kabeer, p347–348]

[7] Le terme "Homme" dans les écrits antiques ne concerne que le notable de la cité, de sexe masculin bisexuel actif. Le bas peuple est un esclave mâle ou femelle au même titre que le bétail, mais il ne dispose certainement pas des droits élitistes citoyens. Celui qui usurpait le statut d'Homme était castré et vendu. Issu de la plèbe, il fallut guerroyer pour ses maitres afin être reconnu par la cité en tant qu'homme et d'en obtenir peut être les droits.